Plusieurs abbesses se succédèrent jusqu’au Moyen Âge, fidèles à la vie monastique contemplative.

L'Abbaye Notre-Dame du Pré fut très vite prospère. La petite chapelle du XIème siècle se trouva alors insuffisante et il fallut en construire une autre. Ce fut probablement l’Abbesse Béatrice Daron qui présida à sa construction. Les fouilles exécutées après les bombardements de 1944 ont permis d’en mettre à jour les contours.

Tout au long de cette période, longs et courts abbatiats se succédèrent :


• En 1233, Madame Odeline gouverne la maison. Son abbatiat fut long. En 1254, l’Archevêque de Rouen, Eudes Rigaud, chargé par le souverain Pontife de la visite des monastères normands, trouve 32 moniales et une Abbesse qui « mène bien son troupeau ».


• Madame Massie de Millon.


Isabelle de Brucourt.


Martine d’Ouville qui eut un long abbatiat.


• En 1390, Nicole de Mailloc se trouve à la tête de la Communauté. Elle avait des goûts artistiques : elle fit faire un bel Evangéliaire, joliment enluminé… Les pages de velin étaient maintenues par une couverture de bois, qui, à cette époque, supportait certainement quelque précieux revêtement. Cette abbesse « dut voir, avant de mourir, les terribles secousses de la guerre de Cent Ans ».


• En 1417, lors du débarquement du Roi d’Angleterre, les moniales quittent l’Abbaye. Elles y reviendront après que la ville fut définitivement revenue au Roi Charles VII. L’abbesse est alors Jehanne Paynel, de la famille des Paynel de Hambie.


Jeanne Bardouf succéda à Jehanne Paynel.


• Le 10 juillet 1507, le Cardinal Jean le Veneur, Evêque de Lisieux, donna la bénédiction abbatiale à Madame Denyse Le Clerc.


•    « En 1558, Monseigneur Jean, Evêque de Castorie, procède à la bénédiction abbatiale de l’Abbesse Yolande de Mailloc. » Sous son abbatiat, il est question pour la première fois d’un « pensionnat ». C’est à cette époque qu’eut lieu le pillage de Lisieux par les Protestants. Il est à peu près certain que l’Abbaye n’échappa pas à leurs visites.


•    Sa nièce, Marie de Raveton de Chauvigny, lui succéda, après avoir été sa coadjutrice. Elle avait une bonté naturelle, une grande piété et du « zèle pour l’antique observance bénédictine ». Elle se démettra de ses fonctions en 1668, en faveur de Madame de Matignon.