Louis et Zélie Martin, parents de neuf enfants dont Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face (Sainte Thérèse de Lisieux) ne sont pas Saints pour avoir mis au monde une Sainte, mais pour avoir aspiré à la Sainteté en tant que couple.

Ils ont été :

  • déclarés "vénérables" le 26 mars 1994
  • béatifiés le 19 octobre 2008
  • canonisés le 18 octobre 2015.

La date de la fête liturgique de Louis et Zélie a été fixée par l'Église, le 12 juillet, jour anniversaire de leur mariage (Louis et Zélie se sont mariés à minuit dans la nuit du 12 au 13 juillet 1858).

 

 

Louis Martin est né à Bordeaux le 22 août 1823. Son père, Pierre-François Martin était militaire et c'est en 1830 qu'il retourne à Alençon, sa région d'origine.

En 1843, Louis a 20 ans et se décide pour l'horlogerie, métier qui demande attention et précision. Il va faire un stage à Rennes, en Bretagne, puis complète sa formation en Suisse. Il y découvre le monastère du Grand Saint-Bernard.

Après deux ans à Strasbourg, il retourne au monastère pour y postuler, mais l'Abbé ne peut l'accepter, car il ignore le latin !

Après cette déception, il poursuit son apprentissage à Paris où il va souvent prier à Notre-Dame des Victoires.

En 1850, il installe à Alençon, rue du Pont-Neuf, son magasin d'horlogerie. Ses parents viennent habiter le premier étage.

Jeune homme méditatif, travailleur, il a de nombreux amis. La pêche est un de ses passe-temps favoris : on le surnomme le "Martin-Pêcheur" !

En 1857, il achète "le Pavillon" où il se retire pour lire, prier et méditer...

 

 

Zélie Guérin est née le 23 décembre 1831 dans l'Orne. Elle a une sœur : Élise, et un frère : Isidore. Leur enfance a été très austère et triste. Zélie est une jeune femme intelligente et brillante.

En 1853, à 22 ans, elle pense avoir une vocation apostolique chez les sœurs de Saint-Vincent de Paul : elle aimerait soigner les malades et secourir les pauvres. Mais la Supérieure ne discerne en elle aucune vocation semblable.

Zélie, déçue, se lance dans la fabrication du Point d'Alençon et ouvre un atelier avec sa sœur Élise. Mais celle-ci rentre au monastère de la Visitation du Mans et reçoit le nom de Sœur Marie-Dosithée. Zélie reste donc seule.

 

La rencontre de Louis et Zélie

L'histoire familiale raconte que Louis et Zélie se sont rencontrés sur le Pont Saint-Léonard à Alençon. Louis avait alors 35 ans et Zélie 27 ans. Le mariage a eu lieu en l'église Notre-Dame d'Alençon, le 13 juillet 1858 à minuit, selon une coutume de l'époque.

 

La famille Martin...

De leur union sont nés 9 enfants (7 filles et 2 garçons) dont 4 sont décédés en bas âge. Leurs cinq filles sont devenues religieuses :

  • Marie (1860-1940) – sœur Marie du Sacré-Cœur, carmélite à Lisieux.
  • Pauline (1861-1951) – mère Agnès de Jésus, carmélite à Lisieux.
  • Léonie (1863-1941) – sœur Françoise-Thérèse, visitandine à Caen.
  • Hélène (1864-1870)
  • Joseph (1866-1867)
  • Jean-Baptiste (1867-1868)
  • Céline (1869 – 1959) – sœur Geneviève de la Sainte-Face, carmélite à Lisieux.
  • Mélanie-Thérèse (1870-1870)
  • Thérèse, (2 janvier 1873 – 30 septembre 1897) – sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, carmélite à Lisieux, canonisée en 1925.

 

Une famille où règne l'Amour de Dieu et du prochain

Grâce à leur travail et à l'entente parfaite au foyer Martin, toute la famille vit paisiblement, à l'abri du besoin. Parents et enfants forment une famille unie : on s'aime beaucoup, on est gai.

Les parents veillent à ce que les premières pensées des enfants, à leur réveil, soit pour Jésus. Très tôt, ils leur enseignent à prier, ils leur expliquent que la vie, ici-bas, ne dure qu'un temps, à la fin de laquelle Dieu, dans sa bonté infinie de Père, nous ouvrira le Ciel. Nous y retrouverons tous ceux que nous avons aimés et qui ont aimé ou cherché à aimer Dieu. Nous y vivrons ensemble un bonheur sans fin.

Le soir, la famille joue, écoute une lecture pieuse ou récréative, ou bien, Monsieur Martin, de sa voix douce et grave, chante les chansons de l'époque. A l'heure du coucher des enfants, petits et grands s'avancent devant la statue de la Vierge Marie pour le prière du soir. Les enfants la disent à tour de rôle puis, par rang d'âge à la suite de l'aînée, ils souhaitent une bonne nuit à leurs parents et les embrassent.

 

La sainteté de Louis et Zélie Martin aura une influence profonde sur tous leurs enfants, dont la benjamine (Thérèse) sera la plus fervente bénéficiaire...